C’est super compliqué de retranscrire correctement l’énergie du rock à l’écran. Plein de réalisateurs s’y sont tentés, peu ont réussi. En allant chercher sur le site internet Gupy, moteur de recherche spécialisé dans le streaming légal et gratuit, on a pu trouver 5 grands films et 5 grands documentaires sur notre musique du diable. Tour d’horizon et conseils d’experts. Rock on baby !
Comment faire l’impasse sur la performance hallucinante de Rami Malek (vous savez ? Monsieur Robot ? Le mec qui a gagné un Oscar pour son interprétation de Mercury) dans le biopic sur le groupe Queen Bohemian Rapsody. Ce film qui a été un immense succès public a su conquérir le coeur des fans de la première heure (malgré quelques imprécisions historiques et exit le côté sombre, tourmenté de la bande à Freddy) mais aussi des fans encore à conquérir. La reconstitution du légendaire concert Live Aid vaut à elle seule le visionnage du film.
Peut-on considérer Walk the Line le biopic sur Johnny Cash comme un film sur le rock ou plutôt une love story musicale entre la légende et June Carter ? Reese Witherspoon et Joaquin Phoenix sont renversants de beauté, et ils chantent eux même. L’ambiance est très fidèle à l’Amérique des 50-60’s. Autre indice qui fait de Walk the Line un immense film : Cash n’est pas “mythifié”, il est présenté comme un humain, réel. Ce qui tranche passablement avec le commun des biopic.
Oliver Stone a demandé à Val Kilmer de jouer le frontman de The Doors, Jim Morrison. En résulte un film très stylé et psychédélique. Une vraie plongée sensorielle dans le rock des années 60 qui, à son époque, avait été critiqué pour ses libertés avec la réalité, l’histoire la vraie. Ce qui est stupide car les psychotropes font partie de l’histoire du rock psyché.
Autre moment bravoure avec Control qui raconte l’histoire de Ian Curtis crépusculaire leader du groupe new wave anglais Joy Division. Tourné en noir et blanc afin d’être parfaitement raccord avec l’univers du groupe, il a été réalisé par un vrai connaisseur de la scène musicale anglais : Anton Corbjin. Le réal’ a axé son film autour de la dépression et l’épilépsie de Curtis. Un film froid, marquant, minimaliste et génial. Comme la musique de Joy Division finalement.
Aux antipodes de toute cette froideur, Love & Mercy raconte l’histoire de Brian Wilson, très charismatique leader de ce qui est à nos yeux le plus grand groupe pop américain (mondial ?) de tout les temps : les Beach Boys. Au gré de flashback, du présent vers le passé, on y voit la conception de leur chef d’œuvre absolu Pet Sounds. Love & Mercy évite les écueils du biopic basique en se concentrant sur ce que l’on aime vraiment quand on aime la musique : sa conception. Hypnotique.
Et les documentaires dans tout ça ? Difficile de ne pas parler de Amy (Winehouse, évidemment). Auréolé de l’oscar du meilleur documentaire, ce film a été entièrement construit à partir d’archives personnelles de la défunte et regrettée. Un faux témoignage sur la célébrité et la chute. Searching for Sugar Man de Sixto Rodriguez nous lance façon polar haletant à la recherche d’un musicien disparu devenu culte en Afrique du Sud. Une ambiance quasi mystique et envoûtante. Une vraie enquête également récompensé par un Oscar du meilleur doc’.
Connu pour ses films de mafieux, le maître Martin Scorcese s’est adonné au documentaire musical avec The Last Waltz où il filme à sa manière “absolute cinema” un concert d’adieu avec Bob Dylan, Eric Clapton et consorts. Il est souvent considéré comme un sommet du genre. On est d’accord. Autre moment de rock’n’roll avec Gimme Shelter qui documente le tragique concert d’Altamont des Rollong Stones qui marque une rupture franche entre l’inconscience insouciante des 60’s et la fin brutale de l’utopie. Fascinant et malheureusement tragique. Et pour finir comment éviter Cobain : Montage of Heck où le spectateur médusé a accès aux archives personnelles du dieu du grunge (cassettes audio, dessins, croquis, bouts de phrase). Ce portrait intime et dérangeant d’un personnage complètement torturé a été produit avec l’accord de la famille de Kurt Cobain ce qui est un ultime signe de sérieux.
Voilà c’était notre sélection de films et documentaires autour du rock. Mais vous allez nous posé la question : où regarder tout cela ? Ne vous inquiétez pas. Nous sommes allés sur le site internet Gupy un moteur de recherche parfaitement optimisé pour redécouvrir ses merveilles absolues. L’objectif n’est pas de proposer les films, mais d’indiquer clairement où ils se trouvent. Amoureux du cinéma, Gupy est votre meilleur allié pour vous les amateurs/amatrices de cinéma et du gros rock qui tâche. Rock on baby !